Moissons rouges à Quais du polar (2)

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Rachid Santaki publie un (bon) roman très noir, Des chiffres et des litres. Un livre venu de la banlieue, et non sur elle. Vladimir Kozlov publie un roman très noir, Retour à la case départ, venu de Russie profonde. Derrière, deux éditeurs trentenaires, exigeants, curieux, qui n’ont pas appelé leur maison Moisson rouge pour rien. Hammett est à leurs côtés. Entretien vidéo et extraits en fin d'article.

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La voiture de Rachid Santaki, vous ne pouvez pas la louper. Garée à vingt mètres des marches du festival, la camionnette noire frappée de lettres rouges, “Des chiffres et des litres”, ne passe pas inaperçue. Son propriétaire non plus, qui entre deux dédicaces, deux débats, distribue des flyers, accoste, et cause. A l’arrière, des piles d’affiches qui représentent la couverture du livre. Jambes, baskets, pitbull au pied et Stade de France en fond, la photo est de Romain Slocombe.