Butler: ce que je dois au féminisme français

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A l'occasion de la sortie de son nouveau livre sur le conflit israélo-palestinien, la théoricienne des gender studies revient sur les critiques autour du concept de genre en France et rappelle le poids du féminisme français dans l'émergence de ses réflexions.

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« Je crois, avec Hannah Arendt, que les Juifs ne seront jamais en sécurité tant qu'ils n'accepteront pas un cadre binational qui reconnaisse l'existence et les droits des deux peuples, juif et palestinien. » La philosophe Judith Butler, qui vient de publier un livre sur le conflit israélo-palestinien, explique dans un long entretien à Télérama pourquoi il lui paraissait nécessaire de clarifier ses positions à l’égard du sionisme, elle qui a parfois été taxée d’antisémitisme pour ses positions très fermes à l’égard d’Israël. Cette figure des gender studies jette aussi un regard circonspect sur les débats relatifs à la « théorie du genre » en France, apparus dans le sillage de la polémique autour du mariage homo, et rappelle, ironiquement, tout ce qu’elle doit au féminisme français.