Le vote Front national des périurbains n’est pas un geste de «petits Blancs»

Par

Le vote Front national des banlieues pavillonnaires en périphérie des métropoles n’est pas l’expression de « petits Blancs » déclassés mais le produit de leurs conditions sociales et de décennies de transformation du monde du travail, explique la sociologue Violaine Girard dans une passionnante enquête sur le vote FN.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La défaite du Front national à l’élection présidentielle de 2017 et les mésusages de l’argent public dont il est soupçonné aimantent les regards vers l’appareil du parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Mais pourquoi vote-t-on Front national ? Quelles parts de votre histoire familiale, de votre activité professionnelle, de votre lieu de résidence, de vos aspirations personnelles vous conduisent à glisser un bulletin FN dans l’urne ? Indépendamment du discours porté par le FN et de ses stratégies de conquêtes territoriales, des expériences sociales denses et complexes incitent à ce vote. Il est donc essentiel de les décrire afin de comprendre ce qui pousse de plus en plus de Français.es à voter pour Marine Le Pen — plus de 10 millions d’électeurs au second tour de la présidentielle.