Les vies absolues de Mina Loy

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Publiée depuis quelques décennies seulement en langue française, l’œuvre de la poète anglo-américaine Mina Loy (1882-1966) s’offre au bout du chemin d’une vie qui s’est sciemment écartée des conventions, y compris celles du milieu artistique auquel elle a appartenu, comme pour en préserver l’éclat absolu.

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Olivier Apert, son ardent maître d’œuvre en langue française, le relève immédiatement dans sa présentation de la « poésie complète » de Mina Loy publiée aux éditions Nous : à cette lecture, on ne peut qu’être profondément touché par « la concomitance de l’être et du poème » que l’on y découvre à « l’épreuve » et à « l’expérience du monde ». C’est important d’y insister d’emblée, car jusqu’il y a peu en France, et longtemps dans les lettres anglo-américaines, Mina Loy a été cantonnée dans les marges de la vie artistique, telle une légende littéraire, comme si la réputation qui la précédait ne pouvait que nuire à son œuvre.