Europe: un commissaire infréquentable

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Pour chapeauter l'éducation, la culture, la jeunesse et la citoyenneté, Juncker présente comme commissaire européen le Hongrois Tibor Navracsics. Voilà l'homme à tout faire de Viktor Orbán, national-populiste ennemi des valeurs démocratiques. Avant son audition par les eurodéputés, faut-il rester bouche bée face à un tel scandale ?

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Imaginons une modification radicale des exigences européennes. Si nous passions du contrôle des margoulins au rayonnement de l’esprit ? On prête ce mot à Jean Monnet : « Si c’était à refaire, je commencerais par la culture. » Ce mea culpa, de la part d’un agent d’influence du marché, ne manque pas de sel. Même s’il est apocryphe, prenons-le au mot ! Pour que l’intendance – chicanes sur les déficits, chipotages des agences de notation – s’efface devant la seule querelle qui vaille : la pensée, la création, le partage et la transmission des valeurs et des œuvres.