Antiracisme, etc. «On ne peut plus rien dire»: qu’est-ce à dire ?

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Dans une tribune au Monde, Denis Ramond, chercheur en sciences politiques, démonte les arguments de ceux qui, face à l’antiracisme, à l’interdiction de la cigarette ou à la lutte contre le harcèlement sexuel, crient à la censure.

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Pas une semaine ne passe sans qu’un journal ne consacre sa « une » aux « nouveaux censeurs » ou aux excès du « politiquement correct ». On y évoque, pêle-mêle, la novlangue antiraciste, le puritanisme féministe, l’écriture inclusive, l’interdiction de la cigarette à l’écran et les dérives de la lutte contre le harcèlement sexuel. Des thèmes très différents, mais dont l’assemblage donne aux lecteurs la sensation qu’« on ne peut plus rien dire » dans un climat de plus en plus « totalitaire ». Le moment est sans doute venu de faire l’inventaire des arguments qui soutiennent ce constat catastrophiste – et d’éprouver sa validité.