Le Montréal fantasmé de l'écrivaine Heather O’Neill

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Rencontrée dans un café du boulevard Saint-Laurent par Le Devoir de Montréal, Heather O’Neill revient avec une histoire mélancolique qui mélange la détresse et l’enchantement, où orphelins, enfants poètes, bandits, héroïnomanes, pianistes de cinéma muet, clowns et prostituées s’arrangent et se mélangent dans le chaud Montréal des années 1920 et de la Grande Dépression.

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Elle est née en 1973. Son père, qui l’a élevée tout seul, était un formidable conteur, se souvient-elle en français. Il lui a en quelque sorte transmis le virus de l’exagération et de la fiction. « Il était né en 1927 et avait travaillé étant jeune pour des gangsters. Il m’a raconté toutes ses histoires et ses mythologies de Montréal pendant les années 1930 et 1940. Pour lui, c’étaient les plus belles années de sa vie. J’adorais ces histoires-là et j’ai toujours eu le goût d’écrire un roman qui se passerait à cette époque. »