Usul. A quoi sert la dictature du rire bien-pensant?

Par Usul et Rémi Liechti

Les puissants n’ont pas de mots assez durs pour qualifier la méchanceté des réseaux sociaux : on ne peut plus rien dire, on ne peut plus rire de tout parce que les gens s’offusquent à tout bout de champ mais paradoxalement, ils ricanent aussi d’un rien. Le problème, ce n’est donc pas le rire mais bien davantage ses cibles.

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Les puissants n’ont pas de mots assez durs pour qualifier la méchanceté des réseaux sociaux : on ne peut plus rien dire, on ne peut plus rire de tout parce que les gens s’offusquent à tout bout de champ mais paradoxalement, ils ricanent aussi d’un rien. Le problème, ce n’est donc pas le rire mais bien davantage ses cibles.

Quand Frédéric Beigbeder fait le tour des plateaux de télévision pour dénoncer « la dictature du rire », est-ce vraiment par esprit de sérieux ? Certains vont en tout cas trouver lamentable qu’on se moque systématiquement des ministres et autres millionnaires, mais déplorer qu’on ne puisse plus rire des Noirs, des femmes ou des musulmans. Ils seront ravis de voir qu’un ancien employé de France Inter partage leur point de vue, quand bien même celui-ci serait particulièrement schizophrénique… ou malhonnête ?

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