Nietzsche, poète

Par Jacques Le Rider (En Attendant Nadeau)

Avec une nouvelle édition, la plus complète jamais publiée, de l’œuvre poétique de Nietzsche, on comprend que celui-ci n’a pas seulement bouleversé la philosophie contemporaine, il a aussi profondément renouvelé la poésie allemande – sans parler de la prose.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Grâce à l’impressionnante édition bilingue des Poèmes complets de Nietzsche établis et traduits par Guillaume Métayer, forte de 480 pages, ou plutôt de 960, puisqu’il s’agit d’une pagination double (l’original allemand en belle page, la traduction française en regard), on s’aperçoit que l’auteur – qui parla ainsi des poètes dans son Zarathoustra : « Je suis fatigué des poètes, tant des anciens que des modernes ; tous sont superficiels ; ce sont des mers sans profondeur. Leur pensée na pas plongé assez loin » – n’a jamais cessé de produire lui-même des poèmes en abondance.