Un nouveau conte allemand

Par Jean-Luc Tiesset (En Attendant Nadeau)

Ingo Schulze, né en RDA, avait vingt-huit ans lors de la chute du Mur, comme le héros de son roman. Il y a plus de dix ans, Schulze apportait déjà avec Vies nouvelles une contribution essentielle à l’abondante littérature consacrée à la réunification. Il recommence aujourd’hui avec Autoportrait d’une vie heureuse publié chez Fayard.

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Innombrables sont les livres qui traitent d’abord de la division, puis de la réunification de l’Allemagne dont le dernier acte se jouait voilà tout juste trente ans : de Peter Schneider à Günter Grass en passant par Volker Braun, Christoph Hein, Stefan Heym, Thomas Brussig et beaucoup d’autres, la liste est longue de ceux qui ont laissé en littérature une trace de ce que fut un pays qui s’est proprement volatilisé au bout de quarante ans, abandonnant à une population perplexe le soin de dresser le bilan entre ce qu’elle venait de perdre et ce qu’elle allait gagner à rejoindre sa sœur rivale, un nouveau pays de cocagne qui pouvait aussi bien se transformer en miroir aux alouettes.