Race, sexe et jeu vidéo

Par Mehdi Derfoufi

À l’instar du cinéma à ses débuts, le jeu vidéo est l’objet de paniques morales. On craint tour à tour la soumission au pouvoir des machines, la confusion entre « réel » et « virtuel », l’incitation à la violence… La panique se redouble de pièges et d’œillères quand il est question de sexe et de race. Une enquête sur les coulisses du gaming publiée dans le no 14 de la Revue du Crieur.

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Aucune étude n’a jamais démontré que les formes médiatiques disposeraient d’un pouvoir direct de transformation des réalités sociales. Une approche critique un peu sérieuse préfèrera ainsi appréhender le jeu vidéo comme le site d’un ensemble de rapports de pouvoir opérant au sein de la culture dominante, traversé, à l’instar d’autres formes culturelles, par des contradictions, des résistances et des réappropriations – autrement dit par des circulations dans la production de sens, les formes et les affects, qui viennent renforcer, nuancer ou déstabiliser les normes de l’hégémonie culturelle.