La chasse à la Pingeot et ses simagrées

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Le livre du journaliste David Le Bailly sur Anne Pingeot, La Captive de Mitterrand (Stock), est loué par une critique corporatiste, abdiquant toute expertise et cédant aux lois de la promotion. Réquisitoire contre l'approbation mercantile…

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Tout critique littéraire s’avère mercenaire, lorsque le journal auquel il est attaché publie les bonnes feuilles d’un livre pourtant médiocre. Se produit alors un phénomène qui contribue à ternir la crédibilité d’une profession sinistrée : des gazetiers, à la dent si dure contre ce qui chancelle à leurs yeux, filent doux face au patron. Ils encensent ce qu’on leur commande d’adorer. Sans vergogne, ils deviennent complices d'un vol sur la marchandise. L’expertise doit s’effacer devant le commerce en ces temps de naufrage. La presse papier coule : un peu de  patriotisme éditorial, que diable ! À bas le jugement et vivent les ventes !