Simone de Beauvoir ou l’invention d’une œuvre

Par Tiphaine Samoyault (En attendant Nadeau)

La bonne idée de cette Pléiade attendue est certainement de l’avoir constituée non en « œuvres complètes » mais en « Mémoires », inscrivant une partie des livres de Simone de Beauvoir dans la grande tradition des mémoires historiques et lui donnant ainsi toute sa place dans l’histoire du XXe siècle. Ce faisant, l’édition invente une œuvre qui n’existait pas en tant que telle.

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Ses maîtres d’œuvre étaient les mieux placés, ensemble, pour mener à bien cette entreprise. Éliane Lecarme-Tabone est spécialiste de l’autobiographie et de l’écriture des femmes et Jean-Louis Jeannelle l’auteur de travaux importants sur les mémoires historiques du XXe siècle (en particulier de Malraux). Ils orientent ainsi autrement la lecture que l’on fait de l’auteure.