Cannes, un palmarès très politique

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Conformément à ce qu'avait annoncé son président, Sean Penn, le jury du soixante et unième festival de Cannes a composé un palmarès très politique, offrant à la France, avec Entre les murs de Laurent Cantet, sa première Palme depuis 1987, et ignorant, dans le même temps, et de manière très surprenante, le cinéma asiatique.

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Sauf à prétendre, de très mauvaise foi, que l'attribution de la Palme d'or à un film français, pour la première fois depuis vingt et un ans, relève de la pure diplomatie, il faut se rendre à l'évidence : le palmarès de la soixante et unième édition du festival de Cannes s'affirme bien plus politique que géopolitique. Le président du jury avait prévenu lors de sa conférence de presse d'ouverture : « Quelle que soit la façon dont on choisira la Palme d'or, je crois que nous sommes tous d'accord là-dessus : il faudra que le réalisateur ou la réalisatrice de ce film se soit révélé très conscient du monde qui l'entoure.»