L’internationalisme est un combat

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Entretien filmé avec Nicolas Delalande, auteur de La Lutte et l’entraide (Seuil). L’historien raconte comment le mouvement ouvrier naissant a recherché une troisième voie entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. Aujourd’hui encore, la construction de « solidarités dans la mondialisation » est selon lui un impératif. 

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Nicolas Delalande, historien remarqué pour ses recherches sur la fiscalité, s’est plongé dans la presse, les correspondances et les documents internes des premières organisations ouvrières, entre les années 1860 et 1920. Il en a retiré un ouvrage vivant, entraînant les lecteurs au plus près des protagonistes ayant tissé, contre la mondialisation du capital et les États bourgeois, des solidarités par-delà les frontières. 

La Lutte et l’entraide (Seuil, 2019) ne fait donc pas l’histoire, maintes fois racontée, des querelles doctrinales dont ces groupements militants ont pourtant été riches. Il se focalise plutôt sur la matérialité de leurs luttes et connexions, accordant une grande importance aux ressources financières qu’il fallait bien mobiliser. « Avec l’argent, écrit Delalande, circulent et s’établissent bien d’autres formes sociales et symboliques : des rapports de pouvoir, des modes d’organisation et des conceptions morales. »

Dans notre entretien, il s’exprime sur la postérité de ces luttes, la distinction entre solidarité et entraide (4’45), les réminiscences de cette période d’apprentissage dans la mobilisation des gilets jaunes en France (16’35), et les défis contemporains à la reconstruction d’un internationalisme en pratique autant qu’en valeurs (19’15). 

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