Kessel, promesses tenues

Par Norbert Czarny (En attendant Nadeau)

Jeff : ainsi appelait-on Joseph Kessel. Jeff aimait la fête, la dépense, le monde… Il voulait donner à voir et à sentir par les mots. Homme engagé dès 1932 en Allemagne, il a compris ce qui arrivait à l’Europe. Les deux tomes de la Pléiade et quelques autres livres parus début juin donnent à connaître un homme dont la devise dit tout : « Plus long le chemin, plus riches ses promesses. »

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Jeff qui traîne des nuits entières dans les boîtes de Montmartre, qui fait la fête avec ses amis tsiganes, déplaira à certains messieurs quand il entrera à l’Académie française, qui plus est pour prendre le fauteuil vacant du duc de La Force. Mauriac, amusé, apprécie l’entrée du lion dans la bergerie. On lira dans l’album Pléiade le superbe discours du nouvel entrant, évoquant les « lumières de la France ».