Sarah Haidar: «La littérature doit désarçonner»

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Rencontre avec une écrivaine algérienne, libertaire, féministe, kabyle, séditieuse et lyrique : Sarah Haidar. La Morsure du coquelicot, son roman à couper le souffle, chamboule toutes les idées reçues. Une prose stylistiquement galvanisante...

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Mediapart n’est pas peu fier de présenter l’une de ces pépites littéraires dont le Maghreb en général et l’Algérie en particulier ont le secret : Sarah Haidar. La Morsure du coquelicot (Éd. Métagraphes), roman d’anticipation de cette trentenaire anarchisante, solde tous les comptes possibles avec la stratocratie d’Alger, prête à n’importe quoi pour garder le pouvoir auquel elle se cramponne depuis 1962 : faire régner la confusion, la corruption, la consternation, quitte à nourrir le terrorisme qu’il lui faudra ensuite éradiquer.