«Falstaff» à l’Opéra, ou le porc balancé

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À l’Opéra-Bastille, Falstaff de Verdi tombe à pic. Tout comme culbute dans la Tamise le héros éponyme, coincé dans une panière par un stratagème féminin, histoire de dénoncer les agressions sexuelles de ce mâle dominant. Du grand art !

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Il y avait quelque chose de vertigineux, jeudi 26 octobre, à la première de la reprise, à l’Opéra-Bastille, de Falstaff, ultime opéra signé Verdi. Le compositeur octogénaire, à la fois récapitulatif et visionnaire, offrait là une œuvre fluide sans la moindre… chute dramatique : tonitruante et magnifiquement orchestrée, tout en finesse sensuelle mais n’hésitant pas à mettre à bas la société patriarcale.