Aux rencontres, à la liberté, au hasard

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C’est reparti pour un tour de confinement : le moment de lire Aller avec la chance, le récit qu’Iliana Holguín Teodorescu donne de ses dix mois de voyage en auto-stop, histoire de retrouver un peu d’horizon, ou au moins de se rappeler qu’il existe.

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Colombie, été 2018, dans les environs de Cali ou de Medellín. Une jeune blonde de 18 ans se tient au bord de la route, le pouce levé, attendant qu’un camion, une voiture, voire une moto s’arrête. Ce n’est pas le début plombé d’un thriller chez les narcotrafiquants, ni la fin ouverte et inquiète d’une épopée misérabiliste trash. C’est la scène déclinée à l’infini d’Aller avec la chance, premier livre d’Iliana Holguín Teodorescu. La jeune femme, française d’origine roumaine et colombienne, née à Paris en 2000, est partie à l’âge de 18 ans en Amérique latine. Pendant des mois, elle a voyagé de la Colombie au Chili, descendant jusqu’en Patagonie, parcourant presque 10 000 kilomètres. En auto-stop.