Yes we kanak!

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Au mot canaque, indécrottablement colonial, il apparaît préférable de substituer kanak, même s'il défie l'économie générale du français : il se veut invariable et délivré de toute majuscule. Retour sur une question qui n'a rien d'anecdotique, une question langagière, donc politique…

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C’est l’histoire d’un mot. Un mot qui recoupe et récapitule la colonisation, l’irrespect d’autrui, puis la redécouverte et l’écoute de l’Autre : le mot kanak. Ouvrons le Dictionnaire historique de la langue française (Le Robert, 2010), sous la direction d’Alain Rey : à l’entrée « kanak », une flèche renvoie vers « canaque ». Le safari linguistique commence.