A Athènes, trois assassinats, vus par le romancier Petros Markaris

Par Claude Grimal (En attendant Nadeau)

Rideaux de fer baissés, poubelles non ramassées, manifestations permanentes… telle est l’Athènes dont parle Petros Markaris dans ses romans policiers « de crise ». Des salariés y perdent leurs revenus, des malheureux au chômage se suicident alors que d’autres infortunés sont jetés par l’immigration sur les trottoirs.

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Les polars de Markaris n’ont rien d’exagéré, ni de déplaisamment réaliste dans leur évocation du désastre grec ; un joli sens de la drôlerie, et des intrigues d’une simplicité bonhomme en font même les plus plaisantes des lectures. L’Athènes et les Athéniens de Markaris possèdent un charme puissant car au milieu du chaos et de la misère, les terrasses des bars débordent d’un monde sympathique, les beaux poivriers et bigaradiers plantés le long des rues ravissent l’œil, et les habitants continuent, en dépit de tout, à exister bravement.