Festival de Cannes 2014

Tous nos articles sur l'édition 2014 du Festival de Cannes.

«Maps to the Stars», les enfants sans enfants de Cronenberg

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Maps to the Stars est sorti mercredi en salle, après avoir été présenté lundi à Cannes. C'est un portrait d'Hollywood. C'est aussi le plus aigu des Cronenberg depuis History of Violence. Le plus drôle aussi. Son spectacle de monstres est devenu celui du cinéma lui-même, montré comme un festival cannibale où la jeunesse est à la fois le chasseur et la proie.

Pascale Ferran et Aurélia Georges, ce côté-ci et ce côté-là

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Bird People, de Pascale Ferran, et La Fille et le fleuve, d’Aurélia Georges, ont un même programme : aller de l’autre côté, passer au-delà. Belle ambition que de casser les modes de narration pour mieux larguer les amarres. Mais le résultat est malheureusement tout autre.

«Amour fou», éloge de Jessica Hausner

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Henriette, interprété merveilleusement par Birte Schnöink. Henriette, interprété merveilleusement par Birte Schnöink.

Quatrième film de la cinéaste autrichienne Jessica Hausner, Amour fou (qui sort ce 4 février en salles) est une comédie romantique sur un sujet qui ne s'y prête guère... un double suicide. Et ce n’est pas souvent qu’un film sait parler de la mort avec autant de sérieux et autant de légèreté.

«Welcome to New York», welcome to Ferrara

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Welcome to New York, le film d'Abel Ferrara sur DSK avec Gérard Depardieu, présenté off à Cannes, est en France uniquement disponible en ligne. Le réalisateur s'y raconte autant qu'il tente de raconter DSK, et continue de traiter son sujet de toujours : l’addiction.

«La Chambre bleue», les éclats de Mathieu Amalric

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La Chambre bleue est sorti en salle vendredi 16 mai, au même moment que sa présentation dans la section cannoise “Un Certain Regard”. Pour son cinquième long métrage, Mathieu Amalric adapte Georges Simenon. La Vendée, deux amants, deux meurtres. Une enquête qui, cherchant à recomposer l'histoire a posteriori, bute autant sur ses obscurités que sur sa trop vive clarté. Un très beau film, à la fois simenonien et contemporain.

La pure puissance d'une «Bande de filles»

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Dans le troisième long-métrage de Céline Sciamma, l’enjeu du genre est non seulement central mais est également pensé comme un enjeu national, politiquement et cinématographiquement.

Rendre à «Grace», pour sauver le film d'Olivier Dahan

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Quelques paragraphes pour essayer de sauver Grace de Monaco, présenté mercredi en ouverture du 67e Festival de Cannes et sorti en salle le même jour. Le sauver non pas au nom de sa qualité mais au nom de ce qu'il dit de l'état du biopic, de Nicole Kidman et, au-delà, des rapports actuels entre représentations cinématographique et politique.