Brassens pris aux mots

Comment désembaumer Georges Brassens à l'heure de son centenaire (22 octobre 2021) ? Peut-être en le prenant aux mots. Voyage en quatre volets.

Brassens : le dernier des troubadours

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Georges Brassens en 1953. © Photo Henri Elwing / AFP Georges Brassens en 1953. © Photo Henri Elwing / AFP

Comment Georges Brassens (1921-1981) se tissa, de chanson en chanson, un cocon tutélaire et fécond un passé recomposé, un Moyen Âge perfectionné. De là, il faisait la nique au XXe siècle, juché sur les épaules de Paul Fort et François Villon.

Les sain(t)s principes brasséniens

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L’anarchisme de Georges Brassens, évolutif, n’eut rien d’une assignation à résidence idéologique. Ses chansons font figure de labyrinthe, où la piste chrétienne mène à tout sauf à Rome. D’où notre p’tite expédition herméneutique.

« Les Copains d’abord », ou l’abdication politique

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Le temps aurait-il raison des idéaux ? Brassens l’a du moins vécu et chanté. S’il n’a jamais capitulé avec l’antimilitarisme, celui-ci a fini par justifier l’inertie passée comme présente : l’attentisme sous l’Occupation, puis le désengagement intégral.

Brassens pris aux mots : misogynie guère à part, phallocratie galopante

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Notre série s’attaque pour finir à un sacré travers : la représentation des femmes véhiculée par les chansons de Georges Brassens. Le sexisme, dénoncé par des féministes, ne fait pas un pli chez le poète.