Cannes 2015

Toutes les critiques d'Emmanuel Burdeau pour Mediapart.

A Cannes. Le trésor dérobé de Corneliu Porumboiu

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Présenté à «Un certain regard», Le Trésor de Corneliu Porumboiu remporte le prix «Un certain talent». Un riche aïeul, Robin des Bois, une cassette rouillée, deux pieds nickelés. Réflexion sur les profondeurs de l'Histoire ou sur les mirages de la surface ? Un beau film, le cinquième d'une œuvre déjà importante.

A Cannes. Une visite de Manoel de Oliveira

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Jeudi soir a été projeté dans le cadre de Cannes Classics le film « posthume » de Manoel de Oliveira, mort à 106 ans début avril. La Visite ou Souvenirs et confessions est un portrait de l'artiste en hôte de sa propre maison. Les enfants, la virginité, les arbres, le cinéma, l'histoire du Portugal. Le grand homme est toujours parmi nous.

A Cannes. Miguel Gomes, notre bon génie

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C'est à la Quinzaine des réalisateurs qu'ont été présentés Les 1 001 Nuits, trois films de Miguel Gomes s'inspirant de Shéhérazade pour raconter la crise portugaise. Fiction, documentaire, turbans, lamas, coqs et pinsons. Une merveille de six heures où le cinéma se donne aussi sous son visage le plus ordinaire.

A Cannes. Desplechin en mode redite

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Présenté à Cannes, Trois Souvenirs de ma jeunesse sort mercredi 20 mai en salles. Arnaud Desplechin revient: sur le passé de deux personnages de Comment je me suis disputé, Paul et Esther; et dans les pas de son propre cinéma. Un retour aux sources ? Une cure de jouvence ? Une redite, plutôt, qui invite à se demander dans quel cercle d'histoires aime à tourner le cinéma français.

A Cannes. « Louder than Bombs » se montre peu secouant

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Troisième long métrage du Norvégien Joachim Trier, avec Isabelle Huppert, Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg. Qu'arrive-t-il au cinéma européen, lorsque passant aux États-Unis, il entend aussi parler de la mondialisation des images ? C'est la question du jour. La réponse n'est pas gaie.

« Mia Madre », le second souffle de Nanni Moretti

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Nanni Moretti et Margherita Buy, dans « Mia Madre » Nanni Moretti et Margherita Buy, dans « Mia Madre »

Mia Madre sort le 2 décembre en salles. Où il est question d'une cinéaste qui tourne un film quand sa mère se meurt lentement à l'hôpital. Rires et larmes. Larmes surtout. Où est passé le Moretti d'antan, agressif et comique ? Disparu. Remplacé par un autre, plus mélo mais peut-être pas moins beau, à bien y regarder. Défense et illustration.

« The Lobster », le homard pince-sans-rire

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The Lobster, du Grec Yorgos Lanthimos, sort aujourd'hui en salle : un hôtel pour trouver l'amour ou être transformé en animal, des célibataires retirés en forêt, des usages mystérieux… En creux, ça parle bien sûr de la Grèce en crise, mais plus largement de sociétés prétendant avoir la main sur tout, y compris sur les affects.