Paléontologie high tech

La paléontologie conserve l'image d'une science pittoresque, exercée par des savants à l'ancienne qui se querellent sur la forme d'un crâne ou l'épaisseur d'une molaire. En réalité, c'est aujourd'hui une discipline de laboratoire, qui s'appuie sur un arsenal de techniques issues de la biologie moléculaire, de la biochimie et de la physique. L'étude des séquences d'ADN a remplacé celle des fossiles, la datation ne se réduit plus au bon vieux carbone 14 et l'analyse morphologique des restes osseux se fait à l'aide de logiciels en 3-D.

Paléontologie: plus la peine de tomber sur un os

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Le généticien Matthias Meyer, ici au travail dans une salle blanche, a contribué à développer les méthodes d'analyse des ADN anciens © Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology Le généticien Matthias Meyer, ici au travail dans une salle blanche, a contribué à développer les méthodes d'analyse des ADN anciens © Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology

Il n'est plus nécessaire de chercher des os ou des fossiles pour trouver trace de passage d'hommes préhistoriques. Aujourd'hui, l'ADN est devenu le maître du jeu. Et il suffit qu'un Néandertalien ait uriné dans une grotte pour bouleverser la science.

Le carbone 14 a pris un coup de vieux

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Depuis l'invention de la première méthode de datation radiométrique, la panoplie des géochronologistes s'est beaucoup enrichie. Alors que le carbone 14 ne permet guère de remonter au-delà de 70 000 ans, certaines techniques permettent aujourd'hui de dater des roches vieilles de plusieurs milliards d'années.

Avec Darwin, à la recherche de l’horloge moléculaire

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L'histoire des organismes ne s'écrit pas seulement à travers les fossiles, elle est aussi archivée dans l'ADN. L'horloge moléculaire exploite les séquences génétiques pour reconstituer la chronologie de l'évolution.