Trois villes de gauche et un sentiment d'abandon

Martigues, le chenal d'entrée dans l'étang de Berre © Patrick Artinian Martigues, le chenal d'entrée dans l'étang de Berre © Patrick Artinian
Au travers de trois villes françaises, Créteil, Givors et Martigues, nous sommes partis à la rencontre d’un électorat d’ouvriers, d’employés, de petits patrons d’industrie et de chômeurs, autrefois acquis à la gauche et qui, aujourd’hui, oscille entre l’abstention, la tentation des extrêmes et un rejet atterré de la politique.

Quand les élites déconsidèrent le travail

 © Patrick Artinian © Patrick Artinian

La désindustrialisation, puis la mondialisation, ont laissé sur le carreau des centaines de milliers de Français à qui l'on n'offre désormais que des “Mac jobs”. La gauche au pouvoir a participé de ces transformations, sans rien proposer comme alternative.

De Créteil à Martigues, il faut «faire redescendre le pouvoir vers les citoyens»

Le quartier du Mont-Mesly, à Créteil © Patrick Artinian Le quartier du Mont-Mesly, à Créteil © Patrick Artinian

Fin de parcours auprès d’un électorat de gauche désabusé. L’accumulation des pouvoirs, le clientélisme et la corruption de quelques-uns déconsidèrent l’ensemble de élus, quand les citoyens, eux, doivent se débattre avec des pouvoirs publics de plus en plus distants.