Kosovo, un trou noir dans l'Europe

Autour du procès de la clinique Medicus, théâtre d’un trafic d’organes entre 2002 et 2008, l’ombre des services secrets occidentaux, tuteurs de l’UÇK.

Kosovo, un trou noir dans l'Europe (1) : sur la piste de trafics d'organes

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Le Kosovo vit au rythme des procès. Procès d’anciens commandants de l’UÇK, la guérilla albanaise de la guerre de 1998-1999. Et procès de la clinique Medicus, théâtre d’un trafic d’organes entre 2002 et 2008… Ce trafic a pu prendre le relais de celui qu'aurait pratiqué la guérilla sur des prisonniers de guerre. Or l’ombre des services secrets occidentaux, tuteurs de l’UÇK, n’est jamais bien loin. Premier volet de notre enquête.

Kosovo, un trou noir dans l'Europe (2): la conquête sanglante de l’UÇK

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Naim Miftari à la fin des années 1990. © (dr) Naim Miftari à la fin des années 1990. © (dr)

Enlèvements de civils serbes ou rroms, liquidations d’opposants albanais, la liste des crimes imputés à la guérilla de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) est longue. Alors que la mission européenne Eulex enquête, les bouches s'ouvrent, révélant comment les services secrets occidentaux ont contribué à l’émergence du noyau dirigeant qui domine encore aujourd'hui le Kosovo.

Kosovo, un trou noir dans l'Europe (3/3): le rôle des services français

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Les différents services occidentaux, notamment britanniques et allemands, ont joué un rôle essentiel dans la fourniture d’armes et de renseignements aux combattants de la guérilla de l’UÇK. La mission de la DGSE française est moins souvent évoquée : celle-ci a pourtant réussi à détenir une carte maîtresse dans l’imbroglio kosovar en « traitant » Hashim Thaçi, aujourd'hui premier ministre.