Kosovo, un trou noir dans l'Europe (3/3): le rôle des services français

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Les différents services occidentaux, notamment britanniques et allemands, ont joué un rôle essentiel dans la fourniture d’armes et de renseignements aux combattants de la guérilla de l’UÇK. La mission de la DGSE française est moins souvent évoquée : celle-ci a pourtant réussi à détenir une carte maîtresse dans l’imbroglio kosovar en « traitant » Hashim Thaçi, aujourd'hui premier ministre.

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Le 6 février 1999, les négociations de la dernière chance commencent au château de Rambouillet, sous l’égide du secrétaire général de l’OTAN Javier Solana et de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright. Officiellement, les Occidentaux cherchent à trouver un compromis entre Belgrade et les Albanais du Kosovo. L’échec de ce processus de négociation ouvrira la voie aux bombardements de l’OTAN. Dès le début de la première rencontre de Rambouillet, l’opinion publique internationale découvre un jeune homme de 31 ans, jusqu’alors parfaitement inconnu : Hashim Thaçi, porte-parole de l’UÇK qui s’impose comme chef de la délégation albanaise.