Mediapart a enquêté sur la diplomatie mise en œuvre par le président de la République, les travers et les ratés de sa pratique très personnelle dans le domaine des affaires étrangères. Les diplomates français et étrangers, en fonction ou à la retraite, et les experts des relations internationales, livrent un bilan qualifié au mieux de « décevant », au pire de « calamiteux ». Quant à sa conduite, elle est jugée à la fois « arrogante » et « naïve », mais aussi « suffisante », « disruptive », « émotionnelle », conditionnée par sa « recherche des coups d’éclat » et son « addiction à la communication ».
Au Sahel comme en Libye, Emmanuel Macron s’est avéré incapable de rompre avec les trajectoires adoptées sous le quinquennat précédent. Même lorsqu’il était clair qu’elles ne conduisaient pas à la solution des crises. Et au Liban, il a fait l’humiliante démonstration d’une arrogance impuissante et d’une coupable ignorance de la géopolitique régionale.
En revendiquant une approche « pragmatique » mais « disruptive » de la politique étrangère, le président français est demeuré passif et impuissant face à Trump et Poutine, et muet face à Netanyahou. Mais il aura été actif dans la curieuse affaire Tiffany. Et il doit faire face aujourd’hui à une crise inédite de son appareil diplomatique, révélatrice d’une méthode de gouvernement très personnelle qui donne aux mots la priorité sur les actes.
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