Le monde financier face au changement climatique

Le capitalisme financier fait face à un défi systémique face au changement climatique. Même si les responsables ont compris intellectuellement les défis auxquels ils ont à faire face, ils peinent à traduire les changements en acte. Trop d'argent est en jeu:la destruction de capital liée aux ruptures induites par le changement climatique est immense. Pourtant les financiers assurent qu'ils sont la solution à tous les problèmes. La financiarisation de l'environnement risque de créer plus de risques que d'apporter la solution. Les banques centrales se voient en sauveur du système. Mais c'est le système même qu'il faut repenser pour répondre à la crise écologique.

Quand les marchés s’aveuglent sur les risques climatiques

Par
Carte des principaux risques liés au réchauffement climatique. © The Green Swan/BRI Carte des principaux risques liés au réchauffement climatique. © The Green Swan/BRI

En paroles, les financiers sont convaincus de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique. Mais les actes peinent à suivre : les marchés se refusent toujours à évaluer les risques. Pour les banques centrales, la sous-estimation de ces dangers pourrait entraîner une crise systémique majeure.

Reforestation, tigre virtuel, marché carbone: les mirages de la finance verte

Par
Le programme de reforestation de Shell © Christian Charisius/AFP Le programme de reforestation de Shell © Christian Charisius/AFP

Bien qu’il ait jusque-là négligé les risques environnementaux, le monde financier assure aujourd’hui qu’il est capable d’apporter les solutions pour répondre aux défis climatiques. Jusqu’à quel point cette finance verte va-t-elle imposer ses modèles, ses schémas et conduire à une marchandisation de la nature, notre bien commun ?

La BCE se rêve en chef d’orchestre de la transition écologique

Par
Christine Lagarde (BCE) et Ursula Von der Leyen (Commission européenne) le 13 février. © Nicolas Economou/ AFP Christine Lagarde (BCE) et Ursula Von der Leyen (Commission européenne) le 13 février. © Nicolas Economou/ AFP

À son arrivée à la Banque centrale européenne, Christine Lagarde s’est fixé une nouvelle mission : être un des acteurs dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais confier un tel rôle à l’institution monétaire ne revient-il pas à perpétuer le système financier existant pour que rien ne change ?