Les extrêmes droites après le Covid

La crise sanitaire du printemps a-t-elle aidé les partis d’extrême droite, renforçant les appels au repli nationaliste, ou a-t-elle contraire discrédité une partie de leurs discours ? Passage en revue dans quatre pays d'Europe, où les formations d’extrême droite connaissent des dynamiques très variées : Italie, Portugal, Espagne et Allemagne.

El Toro TV, la télé qui se rêve en Fox News espagnole

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À la tête de la formation néo-franquiste Vox, Santiago Abascal s’est appuyé sur une chaîne de télé ultra-réactionnaire, El Toro TV, pour tenter de s’imposer comme l’opposant numéro un au gouvernement de gauche en place à Madrid.

En Italie, l’extrême droite impatiente de tourner la page de l’épidémie

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Antonio Pappalardo, fondateur du « mouvement des gilets orange », le 30 mai à Milan. © AFP / Alessandro Bremec Antonio Pappalardo, fondateur du « mouvement des gilets orange », le 30 mai à Milan. © AFP / Alessandro Bremec

Privée de ses thèmes de prédilection durant la crise sanitaire du Covid-19, l’extrême droite italienne traverse une passe difficile. Surtout, Matteo Salvini se fait bousculer sur sa droite par Fratelli d’Italia, mais aussi par un nouveau mouvement, les « gilets orange ».

André Ventura, le député qui veut réveiller l’extrême droite portugaise

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Il est devenu en octobre le premier député d’extrême droite élu au Portugal depuis 1974. À 37 ans, il cherche à polariser le débat public autour de sa personne, s’inspirant des méthodes de l’Italien Matteo Salvini.

L’extrême droite allemande s’écharpe en pleine crise post-Covid

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Jörg Meuthen le 9 juin 2020 à Karlsurhe. © Uli Deck / DPA-AFP Jörg Meuthen le 9 juin 2020 à Karlsurhe. © Uli Deck / DPA-AFP

Durant le confinement, l’AfD a tenu un discours contradictoire, qui a miné sa crédibilité. Le parti d’extrême droite est aussi en proie à une lutte acharnée pour son contrôle entre une faction ultralibérale dite « modérée » et un puissant courant néonazi qui fait tache.