L’extrême droite allemande s’écharpe en pleine crise post-Covid

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Durant le confinement, l’AfD a tenu un discours contradictoire, qui a miné sa crédibilité. Le parti d’extrême droite est aussi en proie à une lutte acharnée pour son contrôle entre une faction ultralibérale dite « modérée » et un puissant courant néonazi qui fait tache.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Se démarquer clairement de l’AfD tout en anticipant des attaques de plus en plus prévisibles. C’est la ligne politique qui a fini par s’imposer à la grande majorité du camp conservateur allemand tout au long de la crise du coronavirus : « Les forces anti-démocratiques et les mouvements autoritaires et radicaux n’attendent la prochaine crise économique et sociale que pour mieux en abuser, pour semer la haine et attiser des troubles sociaux, a mis en garde Angela Merkel, la chancelière allemande, lors d’un discours jeudi au Bundestag, alors que l’Allemagne prend, au 1er juillet, la présidence de l’UE. C’est pourquoi s’engager pour le développement durable et équilibré de toutes les régions d’Europe, c’est aussi lutter contre le populisme. »