Une ONG française en Syrie

Mediapart a enquêté sur les activités de l’ONG SOS Chrétiens d’Orient en Syrie. Fondée il y a tout juste sept ans, elle est devenue un des partenaires occidentaux les plus actifs du dictateur syrien Bachar Al-Assad. 

Les liaisons dangereuses de SOS Chrétiens d’Orient avec les milices d’Assad

Par , Elie Guckert et Frank Andrews
Alexandre Goodarzy (en bleu et torse nu) et Benjamin Blanchard (en orange) jouant à la guerre avec un lance-roquette, une kalachnikov, des mitrailleuses et une machette, en Syrie. © Document Mediapart Alexandre Goodarzy (en bleu et torse nu) et Benjamin Blanchard (en orange) jouant à la guerre avec un lance-roquette, une kalachnikov, des mitrailleuses et une machette, en Syrie. © Document Mediapart

L’ONG française SOS Chrétiens d’Orient affirme venir en aide aux chrétiens en Syrie, sans s’ingérer dans le conflit qui déchire le pays depuis neuf ans. Notre enquête montre au contraire qu’elle soutient des milices qui combattent pour Bachar el-Assad. L’association a été considérée pendant plusieurs années comme partenaire de la défense nationale par le ministère français des armées.

SOS Chrétiens d’Orient, une «start-up» française au service du régime de Bachar el-Assad

Par , Elie Guckert et Frank Andrews
Devant la citadelle d’Alep, en avril 2017. © DR Devant la citadelle d’Alep, en avril 2017. © DR

Sous couvert d’aide aux chrétiens, l’ONG française finance des organes du régime syrien et bénéficie d’un budget com’ démesuré. Elle craint la loi César, qui vise à sanctionner les soutiens étrangers du dictateur au pouvoir depuis vingt ans.

Comment SOS Chrétiens d’Orient a utilisé le village syrien de Maaloula

Par , Elie Guckert et Frank Andrews
Un volontaire de SOS Chrétiens d’Orient sur les hauteurs de Maaloula en mai 2020. © Facebook Un volontaire de SOS Chrétiens d’Orient sur les hauteurs de Maaloula en mai 2020. © Facebook

Fondée par des catholiques d’extrême droite, l’association SOS Chrétiens d’Orient s’est bâtie sur une « légende » : la prise du village chrétien syrien de Maaloula par des « terroristes », avant qu’il ne soit « libéré » par Bachar el-Assad.