Vingt ans après: de la crise asiatique à la crise financière globale, et la prochaine

Par

Le 2 juillet 1997, le décrochage brutal de la devise thaïlandaise, le bath, précipitait le « miracle asiatique » dans le fossé. Retour sur cet événement majeur, annonciateur de la crise financière globale survenue en 2007-2008, avec Michel Camdessus, son acteur principal, à la tête du Fonds monétaire international. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 30 juin 1997, pour célébrer à leur manière le retour du territoire à la « mère patrie » chinoise le 1er juillet à zéro heure, les cieux se sont ouverts sur Hong Kong, un déluge qui devait durer près de quarante jours. Et le 2 juillet, le décrochage brutal du bath thaïlandais sur les marchés des changes entraînait la chute d’un premier domino, précipitant dans la crise financière une Asie émergente qui n’aura guère eu le temps de célébrer le terme symbolique d’une présence coloniale pluriséculaire. Le « miracle asiatique », envié d’un « premier monde » essoufflé, donné en exemple au « troisième », au point de condamner l’expression « tiers-monde » à l’obsolescence, venait de déraper sur le chemin glissant de la mondialisation.