GM va perdre une incitation fiscale pour la voiture électrique

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General Motors a atteint avant la fin de l'année dernière le seuil des 200.000 véhicules électriques vendus aux Etats-Unis, ce qui va progressivement le priver au cours des 15 prochains mois d'un avantage fiscal de 7.500 dollars (6.620 euros) accordé pour l'achat de ce type de voiture, a déclaré mercredi à Reuters une personne informée de la situation.
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WASHINGTON (Reuters) - General Motors a atteint avant la fin de l'année dernière le seuil des 200.000 véhicules électriques vendus aux Etats-Unis, ce qui va progressivement le priver au cours des 15 prochains mois d'un avantage fiscal de 7.500 dollars (6.620 euros) accordé pour l'achat de ce type de voiture, a déclaré mercredi à Reuters une personne informée de la situation.

Ce nombre de 200.000 couvre l'ensemble des ventes de véhicules électriques du premier constructeur automobile américain aux Etats-Unis depuis 2010. Il l'a atteint au cours du quatrième trimestre 2018, ce qui signifie que l'incitation fiscale à destination de ses clients potentiels va tomber à 3.750 dollars en avril puis à 1.875 dollars en octobre avant d'être complètement supprimée d'ici avril 2020.

GM, qui avait dit s'attendre à franchir ce seuil avant fin 2018, a refusé de s'exprimer sur le sujet avant la publication jeudi de ses chiffres de ventes trimestriels.

Tesla a atteint cette barre des 200.000 en juillet 2018 et l'avantage fiscal pour l'achat de ses voitures a donc diminué de moitié mardi. Le groupe d'Elon Musk a annoncé mercredi qu'il allait tenter de compenser cette réduction par une baisse de 2.000 dollars du prix de ses voitures aux Etats-Unis.

GM et Tesla ont tous deux réclamé au Congrès américain de pérenniser cette incitation fiscale à l'achat de véhicules électriques.

General Motors a annoncé en novembre la suppression d'environ 8.000 emplois en Amérique du Nord dans le cadre de son adaptation aux bouleversements en cours dans le secteur automobile, qui l'amènent à tourner le dos aux berlines traditionnelles et à investir massivement dans les véhicules électriques et autonomes, ce qui lui a valu de vives critiques de la part du président américain Donald Trump.

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