Sept mois après la reprise, Orchestra redoute un plan social

Par Cécile Hautefeuille (Le d’Oc)

En juin dernier, Pierre Mestre raflait la reprise de sa propre société au tribunal de commerce de Montpellier. Et promettait « un projet économique pérenne » pour l’entrepôt de Saint-Aunès. Sept mois plus tard, les 104 salariés du site n’attendent plus qu’une chose : leur licenciement.

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Saint-Aunès (Hérault).– « Il ne se passe plus grand-chose dans l’entrepôt. Tout le monde est démotivé. Et il fait un froid glacial. Les machines – trieuses et emballeuses – sont parties à Arras. Elles ne peuvent plus nous réchauffer. » C., une salariée qui préfère garder l’anonymat, travaille à l’entrepôt Orchestra de Saint-Aunès, à la périphérie est de Montpellier, depuis quatre ans. Les activités logistiques du site ont été transférées, au début de l’automne, dans le Pas-de-Calais. Depuis, « les journées sont longues », raconte C.