Grâce au Luxembourg, Engie a économisé 300 millions d'impôts

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La Commission européenne vient de détailler les accusations qu'elle porte contre Engie (ex-GDF-Suez) en matière d’optimisation fiscale. Après des accords fiscaux avec le Luxembourg, quatre filiales de la société, détenue à 33 % par l'État, se sont octroyé de bien étranges prêts, très lucratifs.

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Ce n’est pas une information sur laquelle on a beaucoup entendu les responsables politiques français en campagne ces dernières semaines. La Commission européenne vient peut-être de leur fournir une occasion de se rattraper. Jeudi 5 janvier, Bruxelles a dévoilé les détails de ce qu’elle reproche à Engie (ex-GDF-Suez) en matière d’optimisation fiscale. Avec un chiffre choc : entre 2009 et 2015, grâce à ses accords fiscaux avec le Luxembourg, l’entreprise française a économisé 300 millions d’euros, a évalué la Commission en première estimation. Embarrassant, pour une entreprise encore détenue à près de 33 % par l’État.