Total menacé par un arbitrage à 170 milliards de dollars

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Total risque de devoir payer une pénalité de 125 milliards d'euros pour ne pas avoir exécuté un contrat en Russie du temps d'Elf. Derrière ce dossier vieux de 1992, on retrouve André Guelfi, «Dédé la sardine», mais aussi bien d'autres noms rencontrés dans la chronique judiciaire depuis vingt ans.

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C'est un chiffre astronomique, inédit dans le monde des affaires: le groupe Total est sous la menace d'un arbitrage international pouvant le condamner à payer 170 milliards de dollars (125 milliards d'euros) pour ne pas avoir exécuté un contrat en Russie. De mémoire, il n'y a jamais eu une telle demande de dommages et intérêts auprès d'une entreprise. Même les class actions aux Etats-Unis, terreur de tous les groupes, n'ont jamais exigé de telles réparations. BP, responsable de la marée noire dans le golfe des Caraïbes, risque de se voir réclamer plusieurs dizaines de milliards de dollars de réparation. Mais pas 170 milliards de dollars.