La presse à l’heure des purges et des publireportages

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Les sociétés des rédacteurs du groupe Le Monde et la société des rédacteurs de L’Obs dénoncent le licenciement pour motifs politiques d'Aude Lancelin. À iTélé, la direction envisage des publireportages. Ces deux affaires confirment que les puissances d'argent se croient tout permis parce qu'elles peuvent tout acheter. Au mépris du droit de savoir des citoyens.

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Même si les principaux médias n’en ont que très peu parlé – pour des raisons qui ne sont pas innocentes –, on aurait tort de minimiser l’importance de l’affaire Aude Lancelin. Car le licenciement, pour des raisons notoirement politiques, de la directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, apporte la confirmation, à ceux qui en doutaient encore, que le rachat par une poignée de milliardaires des principaux médias et quotidiens français fait peser sur la liberté de la presse et le droit de savoir des citoyens une menace d’une extrême gravité. Comme les publireportages que veut favoriser la nouvelle direction d'iTélé apportent la même confirmation. C’est l’un des ressorts majeurs de notre démocratie, garantie par la Déclaration des droits de l’homme, qui est en passe d’être brisé.