Grèce: l'Europe à nouveau dos au mur

Par
L'Europe exclut toute sortie de la Grèce de l'euro mais aussi toute restructuration de sa dette. Un renforcement du programme d'ajustement et d'austérité est la seule solution envisagée, bien que celui-ci ait conduit Athènes dans l'impasse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En janvier 2010, Nouriel Roubini avait fait scandale à Davos. Alors que tous se félicitaient de la sortie de la crise financière, l'économiste américain avait joué les Cassandre. «Dès cette année ou d'ici deux ans à partir de maintenant, nous pourrions avoir une rupture de l'union monétaire. C'est un risque croissant (...) La zone euro pourrait essentiellement faire face à une bifurcation, avec un centre fort et une périphérie plus faible. Finalement, certains pays pourraient sortir de l'union monétaire», avait-il prévenu, en citant nommément la Grèce et l'Espagne. L'économiste s'était attiré les foudres du président de la BCE: «Une hypothèse absurde», avait alors jugé Jean-Claude Trichet.