Les professionnels de la restauration demandent que l’on facilite l’embauche des migrants

Selon les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, 100 000 emplois sont non pourvus, dont la moitié en CDI. L’UMIH, l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, demande aux pouvoirs publics de faciliter l'obtention des autorisations de travail pour les étrangers.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Geoffrey Quenta gère une brasserie-restaurant dans le premier arrondissement de Paris. Il propose actuellement quatre postes en CDI : « Il nous manque un barman, deux serveurs et un cuisinier », explique-t-il. Malgré la promesse de salaires attractifs et de possibilités d'évolution rapide, il peine énormément à recruter. Sur les vingt salariés qu'il emploie aujourd'hui, les deux tiers sont étrangers. « Je n'ai pas le choix, dit Geoffrey Quenta. C'est vraiment très galère parce qu'en fait on est en perpétuel recrutement et qu'il n'y a personne qui se présente malgré les annonces déposées sur le site. Sans les étrangers, on peut pas tenir en fait. »