A Belfort, GE poursuivi en justice pour non-respect de ses accords

Par Guillaume Clerc (Factuel Info)

Les syndicats CFE-CGC et Sud de l’entité gaz de General Electric à Belfort attaquent en justice le groupe pour le contraindre à respecter les accords d’entreprise signés en 2019. L’État, qui s’était engagé dans ces accords, n’a rien fait pour forcer la multinationale à les appliquer.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Belfort (Territoire de Belfort).– General Electric (GE) peut-il à nouveau bafouer sa signature apposée à côté de celles de l’État et des syndicalistes, sans réaction des pouvoirs publics et au mépris du droit ? La justice peut-elle contraindre l’entreprise à respecter ses accords ? Déterminés à faire cesser l’impunité dont bénéficie le groupe américain, la CFE-CGC et Sud l’ont assigné devant le tribunal de Belfort et demandent au juge de forcer GE à mettre en œuvre l’accord d’entreprise de 2019 signé sous l’égide de l’État, sous peine d’astreinte journalière. Ou, à défaut, à une amende de 26 millions d’euros. Les syndicalistes espèrent que ce procès fera date et créera un précédent.