La direction de la CGT s'inquiète de la faiblesse "préoccupante" du syndicat

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Opération-vérité à la CGT. En mai, devant les barons de son syndicat, Bernard Thibault a dressé un bilan complet de l’état des troupes. Il n’est pas brillant. D’après une étude interne «animée par Bernard Thibault» et que Mediapart s’est procurée, la faiblesse du syndicat dans le privé est jugé «préoccupante». «Ni dans l’industrie, ni dans les services, la CGT n’a les moyens de ses ambitions.» Dans le public, les bases du syndicat sont également menacées. L’étude plaide pour une profonde réorganisation interne, et s'annonce aussi comme un programme de la direction actuelle pour le congrès de fin 2009. Lire aussi La CGT compte ses forces : 640.000 adhérents, au lieu des 711.000 officiellement déclarés.

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Il est rare qu'un des deux plus grands syndicats de France se livre à une telle autocritique. C'est d'autant plus inattendu que la note de 30 pages sur l'état des troupes de la CGT que Mediapart s'est procurée provient d'un syndicat dont les débats internes, peu relayés à l'extérieur, sont souvent l'objet de fantasmes.