Pourquoi il ne faut pas avoir peur de la déflation

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Un spectre hanterait de nouveau l'Europe, celui de la déflation. Pas de panique, rien à craindre…, sauf pour les banquiers et les États banqueroutiers. Analyse en forme de parti pris. 

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Dans les histoires d’horreur que la pensée économique conventionnelle rabâche afin d’inquiéter un public crédule, le spectre de la déflation figure au tout premier rang. Avec le ralentissement de la hausse des prix en zone euro au niveau sans précédent de 0,7 % en octobre, suivie de l’annonce « surprise » par la BCE jeudi d’une nouvelle réduction de son taux directeur à 0,25 %, les propagandistes de la reflation à tout prix, dans l’alliance habituelle entre Keynésiens hystériques façon Krugman et monétaristes « libéraux », soutenus de la voix par des intermédiaires financiers dont on connaît le désintéressement, peuvent s’en donner à cœur joie. Raison suffisante pour se méfier.