Les chauffeurs d’Uber ne sont pas des travailleurs indépendants

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Jeudi, la cour d’appel de Paris a jugé qu’un chauffeur travaillant avec l’appli Uber devait être considéré comme un salarié classique. Il devrait donc avoir droit à des congés payés, une couverture sociale et le paiement d’heures supplémentaires. La plateforme numérique ira en cassation, mais son modèle est menacé.

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C’est un coup très sérieux porté au modèle économique et juridique d’Uber, et des autres plateformes numériques phares de « l’ubérisation ». Jeudi 10 janvier, la cour d’appel de Paris a jugé que le lien qui unissait un ancien chauffeur de VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) à la plate-forme de réservation en ligne est bel et bien un contrat de travail. Et qu’en conséquence, le chauffeur devait être traité comme un salarié, et non comme un travailleur indépendant. Jamais la justice française n’avait rendu une telle décision concernant Uber, qui plus est en appel.