Du « champion national » type Alstom au cas social désespéré façon SNCM, quand un gouvernement français doit se confronter à la direction de la concurrence de la Commission européenne, c’est en général pour sauver une entreprise. Dans le cas du Crédit immobilier de France, c’est tout le contraire et c’est inédit. La direction du Trésor, qui gère le dossier dans l’indifférence manifeste ou avec la complicité du pouvoir politique, veut par tous les moyens rallier l’exécutif européen à la liquidation progressive – on dit « l’extinction » – de cette institution financière dont la vocation était de faciliter l’accession à la propriété immobilière des ménages modestes.