Le rendez-vous est une première et se veut une déclaration de force : la World nuclear exhibition, le premier salon international dédié au nucléaire, ouvre ses portes mardi 14 octobre au Bourget, en Seine-Saint-Denis. Pour son organisateur, l’Association des industriels français exportateurs de nucléaire (AIFEN), issue du comité stratégique de la filière créé par le gouvernement en juillet 2011, l’événement doit servir de vitrine à l’atome en général, et français en particulier. Leur modèle est le salon aéronautique du Bourget, célébration bisannuelle des avions et des fusées. EDF, Areva, Alstom, Bouygues, Vallourec mais aussi des sociétés chinoises, russes et polonaises y sont attendues pour trois jours de stands, d’animation et de débats, dont une table ronde sur les radionucléides et la santé animée par François Sarkozy, en tant que président de l’agence de conseil FSNB Health and care.

Malgré son dynamisme communicationnel, le salon du nucléaire pourrait marquer la fin d’une époque, et pas seulement parce que Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République depuis presque trente-cinq ans, participera à la cérémonie inaugurale. Depuis deux ans, l’industrie nucléaire est en perte de vitesse dans le monde et se fait désormais dépasser par les énergies renouvelables : pour la première fois l’année dernière, les nouvelles capacités installées des renouvelables ont dépassé toutes les autres énergies (nucléaire, charbon, gaz, et pétrole) pour la production d’électricité dans le monde, et de loin : 58 % contre 42 %, comme l’indique ce tableau réalisé par le consultant Mycle Schneider, auteur d’un rapport annuel sur l’état de l’industrie nucléaire (le World nuclear industry status report).