L'Europe concède un peu de temps aux pays en difficulté

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Face à des opinions publiques de plus en plus indignées, les dirigeants européens lâchent un peu de lest : si les principes d’austérité ne peuvent être remis en cause, le calendrier peut être rediscuté. Le Portugal a ainsi obtenu un sursis d'un an.

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Le débat semblait tranché. Depuis fin juin, l’Europe avait arrêté sa position : une pincée de crédits pour soutenir la croissance afin de donner l’apparence d’un compromis avec François Hollande, nouvellement élu, et une tonne d’austérité comme l’exige Angela Merkel depuis deux ans (lire : Le petit pacte de croissance de François Hollande ne suffira pas). Au nom de la ligne de conduite arrêtée depuis le début de la crise de l’euro, tous les gouvernements se doivent de revenir aux textes fondateurs européens et ramener leur déficit budgétaire à 3 % dès 2013. La France ne fait pas exception à la règle. Le gouvernement a indiqué sa volonté de se conformer à cette règle d’airain (lire : « 3 % de déficit, petite histoire d’une équation arbitraire ») dans son projet de loi de finances, en dépit des nombreuses mises en garde.