Au nom du Covid-19, General Electric démantèle un peu plus Belfort

Par

Le scandale General Electric semble sans fin. Deux jours après le déconfinement, la direction du groupe américain a annoncé le déménagement de toutes les activités de maintenance du site de Belfort vers l’Arabie saoudite et les États-Unis. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Cela n’a pas traîné. Dès le 13 mai, soit deux jours après le déconfinement, la direction de General Electric (GE) a convoqué un comité social d’entreprise à l’usine de Belfort pour annoncer aux représentants du personnel les nouvelles mesures liées au retard pris pendant le confinement. Selon la direction, l’activité a pris un mois de retard dans sa production. Un mois qu’il est urgent de rattraper. Pour faire face, celle-ci propose d’accélérer le programme de délocalisation de l’ingénierie et du commercial en Hongrie et en Pologne. Surtout, la direction se propose de déménager toutes les activités de maintenance et de réparation des turbines installées dans le monde, un des marchés les plus rentables du groupe, pour la confier à ses sites en Arabie saoudite et aux États-Unis.