La droite met au programme la récession et le chômage

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Pour les candidats de droite, le néolibéralisme reste un horizon indépassable. C'est ce qu'ils affirment, à l'opposé des institutions internationales et d'une partie des droites européennes. Comme si la crise de 2008 et toutes les expériences qui l’ont suivie n’avaient jamais existé. Leur « purge patronale », selon le mot du libéral Alain Madelin, conduira à la récession et à encore plus de chômage.

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Même ses plus ardents promoteurs ont fini par renoncer au concept de la fin de l’Histoire. Tous ont enterré l’idée, lancée au lendemain de la chute du mur de Berlin – sauf la droite française, semble-t-il. Au moins en matière économique. Bien qu’ils tentent de se distinguer les uns des autres, tous les candidats à  la primaire semblent avoir opté pour un arrêt de la pensée, de l’expérience économique, à une date qui ne dépassent pas les années 1990. À lire leurs programmes, à écouter leurs débats, c’est comme si le temps était resté immobile, comme s’il n’y avait jamais eu de crise financière en 2008, comme si les politiques expérimentées depuis n’avaient eu aucune conséquence.